La dynamique émotionnelle

Les émotions nous permettent de traverser « au mieux » toute situation et nous indiquent nos besoins profonds à protéger ou satisfaire, partagés par toutes les cultures : besoin de sécurité, se sentir considéré, en lien avec l’autre, besoin de liberté, d’autonomie, de se sentir aimé et autorisé à aimer, de reconnaissance et d’expression de soi, d’avoir une place dans le monde, d’exprimer sa sagesse, etc.

Lorsque nos besoins sont respectés, la joie prédomine. Quand au contraire ils ne sont pas satisfaits, la joie fait place à la colère, la tristesse ou la peur. C’est l’expression du Soi par le corps, un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, doté de messages sur nous-même.

Peur, colère, tristesse et joie sont les 4 émotions primaires nous animant. Elles se révèlent parfois sous d’autres formes plus élaborées et mélangées, s’expriment plus ou moins fortement mais on peut toujours revenir à ces 4 émotions de base pour comprendre ce qui nous arrive :

  • La peur est une réponse émotionnelle nous permet de nous protéger d’un danger présent ou imminent en activant en nous l’état de vigilance
  • La colère nous sert à nous défendre face à la menace, à préserver nos besoins, nos positions ou notre place
  • La tristesse exprime la perte, signe que nous souffrons d’un manque et nous aide à l’accepter

Lorsque nous sommes capables, dans notre quotidien, d’accueillir chacune de nos émotions quand elle survient, comme de la traverser sans sur-réagir (sauf lorsque notre intégrité physique ou psychique est mise en danger et le nécessite), nous pouvons nous mouvoir avec agilité. Cet état d’agilité émotionnelle nous donne la capacité de nous positionner à partir d’un point de neutralité émotionnelle : un endroit intérieur par définition calme, juste pour soi et pour l’autre, un lieu à partir duquel on peut réagir, se mouvoir, s’émouvoir indépendamment avec le même niveau d’effort, facilement. Nous sommes alors dans la fluidité.

Quand au contraire, nous nous empêchons de nous exprimer en accord avec nos émotions (ou lorsque quelqu’un d’autre nous en empêche), voire quand on se l’interdit totalement, nous réprimons. Cet état de répression émotionnelle implique que l’énergie de l’émotion (ou des émotions) retenue(s) est refoulée et s’intériorise, au lieu de pouvoir s’extérioriser. Lorsque cette situation se répète et perdure autour du même objet, nous avons alors plus tendance à réagir de façons inadaptée par rapport à ce que la situation appellerait logiquement comme réponse de notre part. Nous sommes alors dans l’inertie.

Philippe Bien

Somatothérapeute en Relation d’Aide par le Toucher ®

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Pour aller plus loin sur ce thème :

Le sens de nos émotions (blog) : accéder à l’article clic-ici

Les techniques et méthodes présentées dans cette publication s’inscrivent dans le cadre d’une démarche de mieux-être, à l’exclusion de tout objectif médical ou paramédical. Elles ne dispensent en aucun cas de consulter un professionnel de santé chaque fois que cela est nécessaire.

© inamovemento – 2019

Crédit photo : M. Daynes (on unsplash)

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Philippe Bien