l’anxiété : l’inquiétude face à l’avenir

L’anxiété, vous connaissez ? C’est un état émotionnel lié à la peur qui nous plonge dans une inquiétude diffuse quasi-constante et prolongée, lorsque l’on se sent soucieux et pessimiste face à des difficultés probables du quotidien.

L’anxiété ou la peur de ce qui pourrait arriver

L’état d’anxiété est une préoccupation face à l’avenir (on redoute un danger avant qu’il ne se produise : risque d’accidents ou de maladies pour les proches ou soi-même, anticipation de soucis financiers ou professionnels, par exemple), sans avoir encore la possibilité de se raisonner, de « gérer » ces pensées pénalisantes et cette émotion. A la différence du ressenti de peur qui nous anime face à un danger réel, l’anxiété se place dans l’anticipation d’une menace qui pourrait survenir. Être anxieux, c’est avoir peur « quasiment en permanence » de ce qui pourrait nous arriver dans un futur proche ou lointain ; on sort en quelque sorte de la réalité, du présent.

La peur est une réponse émotionnelle reposant sur la partie fuite du réflexe « fuite-combat ». Elle nous permet de nous protéger du danger, d’une menace présente ou imminente en activant en nous l’état de vigilance ; le besoin fondamental sous-jacent est le besoin de sécurité. Ressentir la peur est en soi utile : cela nous permet en général par nos réactions, de nous protéger d’une situation dangereuse, de l’éviter et contourner l’évènement problématique.* Par extension, ressentir parfois de l’anxiété est naturel et fait appel à nos capacités d’adaptation pour nous protéger face à ce qui nous insécurise.

Mais lorsque cette émotion s’installe durablement, devient trop envahissante et nous empêche de vivre sereinement notre quotidien, il est nécessaire d’agir et important de se faire aider.

Anxiété ou angoisse ? Quelle différence ?

L’anxiété est cousine de l’angoisse, mais s’en distingue clairement par la manière dont se manifeste notre peur et les conséquences que cela a pour nous au quotidien. Si l’anxiété est un état chronique et quasi constant, l’angoisse, elle, est ponctuelle : elle survient le plus généralement sous la forme d’épisodes intenses qui paralysent momentanément l’individu et l’empêchent d’agir, alors que l’état d’anxiété nous amène à nous adapter et reste compatible avec la continuation de nos activités, même si cela est très inconfortable et perturbant. Différents, ces deux états peuvent néanmoins cohabiter chez certains d’entre nous.

Quand l’anxiété prend une place trop importante et nous limite

Crédit Photo : Nik Shuliahin

Quatre critères principaux déterminent l’état d’anxiété : sa durabilité, son intensité, son aspect disproportionné et son côté « incontrôlable ». L’anxiété engendre un état de tensions permanent, tant psychique que physique. De nombreuses manifestations corporelles peuvent possiblement accompagner cet état : troubles du sommeil, douleurs musculaires, palpitations ou tremblements, mains moites, sensations de vertige ou de frissons, maux de tête, troubles digestifs, difficultés respiratoires, etc.

Formes d’expression que quelque chose ne va pas, d’une intensité variable d’un individu à l’autre et souvent en rapport avec l’intensité de la souffrance psychique sous-jacente.

Dès lors que l’anxiété prend des proportions telles, que notre préoccupation est constante et dure dans le temps (plusieurs semaines), dès lors qu’elle affecte fortement notre capacité de fonctionner normalement au quotidien dans notre vie professionnelle ou privée, qu’elle limite nos comportements, nos relations et nos capacités physiques, alors une prise en charge spécifique est nécessaire. Il ne faut alors pas hésiter, même en cas de doute, à consulter son médecin généraliste pour trouver une aide adaptée à sa situation.

Agir et trouver de l’aide

Si vous ressentez que vous êtes dans cette situation, il est important d’agir pour trouver de l’aide : souffrir d’anxiété durablement peut mener à la longue, à un fort état d’isolement et il est essentiel de ne pas laisser la situation perdurer et s’installer. Un bon réflexe est d’en parler, si cela est possible, avec une personne de confiance pour trouver du soutien. Et dans tous les cas, en parler d’abord et au plus vite à votre médecin généraliste qui vous aidera à trouver des solutions adaptées à votre situation, pour aller mieux.

En complément de la prise en charge médicale et dans les cas les plus courants, être accompagné sur le plan émotionnel, corporel et psychique en somatothérapie (thérapie psycho-corporelle) par exemple, peut vous aider efficacement à aller mieux** : ce type d’accompagnement, en alliant la parole et le corps dans une approche psychothérapeutique, permet de retrouver la détente physique et psychique, de prendre de la distance sur ses difficultés, de cerner dans son histoire les causes motivant la peur, de libérer la parole, de permettre à un état de mieux-être de s’installer durablement. Et pourquoi pas pratiquer, de manière préventive, une activité sportive ou adopter une approche corporelle éveillant le corps et favorisant la conscience de soi (méthode Feldenkrais, sophrologie, yoga, danse, par exemple) ?

Philippe Bien

Somatothérapie en Relation d’Aide par le Toucher ®

Prise de conscience par le mouvement (méthode Feldenkrais™)

Pour en savoir plus sur mes propositions d’accompagnement, consultez mon site :

www.inamovemento.com

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Thérapie psychocorporelle (Santé Magazine – 11/02/2019) : accéder à l’article clic-ici

Aller mieux grâce à la Relation d’Aide par le Toucher ® (blog) : accéder à l’article clic-ici

La somatothérapie : une thérapie où le corps a la parole (blog) : accéder à l’article clic-ici

Le sens de nos émotions (blog) : accéder à l’article clic-ici

Les techniques et méthodes présentées dans cette publication s’inscrivent dans le cadre d’une démarche de mieux-être, à l’exclusion de tout objectif médical ou paramédical. Elles ne dispensent en aucun cas de consulter un professionnel de santé chaque fois que cela est nécessaire.

* voir l’article le sens de nos émotions

* *hors troubles psychiatriques

Sources : Santé Magazine, L’être et la maturité du comportement (M. Feldenkrais), Psychologies.

Crédit Photo Front image : Samuel Dixon

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Philippe Bien

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